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VENI VIDI VICI

Compte-rendu

Arbitre :

Ce fut ma première partie en tant qu'arbitre sur Machiavelli. Après 3 parties comme joueur, je me dit "Bon, ça doit pas être compliqué, allez je me lance". Mon Dieu, pourquoi m'as tu abandonné ?

Bon, c'est ce qu'on appelle l'expérience et mis à part ces quelques détails, j'ai pris énormément de plaisir. Les joueurs étaient tous très compréhensifs avec moi, entre eux, toujours corrects et très accrocheurs, jusqu'à la fin. et surtout pas eu de soucis d'ONR ce qui est très bien.
Et quel plaisir de découvrir le coup génial du joueur surprise alors que personne ne s'y attend (et ensuite les réactions).

Non, rien de rien, non, je ne regrette rien..

Papauté :

Tout d’abord, merci à Charles pour cet arbitrage de longue haleine, et honte à la Turquie et à Naples qui n’ont pas rendu leurs ordres, et probablement pas leur CR.

Je démarre avec un Papauté avec une bonne position, en paix avec Florence (jamais facile à faire !), et sans grande menace avec un napolitain absent au sud. Je remarque immédiatement au nord la menace de l’alliance franco autrichienne avec un milanais déjà mort, et surtout quand je vois le nom de l’Autrichien, il s’agit dès le début de quelqu’un à surveiller.

Après un premier tour calamiteux, puisque je me trompe dans mes ordres et que la peste détruit une autre de mes armées, malchance qui ne cessera de me poursuivre dans la partie (la Papauté n’était probablement pas un choix judicieux historiquement pour moi), j’arrête l’attaque contre Naples qui tombe à l’eau, en particulier après l’arrivée du nouveau napolitain qui rend un joueur un peu compétent à mon voisin du sud, je propose à Venise et Florence une grande alliance contre les franco autrichiens, en comptant prendre des terres sur la France et sur l’ancien napolitain dans l’espace dégagé par sa disparition.

Malheureusement Venise trompée par un Autrichien habile alors que ce dernier n’avait d’autre choix que d’écraser Venise (j’aimerais savoir comment il a fait pour convaincre Venise !), et malgré mes multiples avertissements alors que la triple alliance avait un bel avenir au nord les unités papales s’avançant en territoire ennemi, Venise prend la décision funeste de trahir.

N’ayant d’autre choix que de réagir de manière radicale comme je l’avais annoncé, je tente de renvoyer la flotte vénitienne à Venise… sous les couleurs de la Papauté, simultanément avec l’inévitable attaque autrichienne.

Je regrette que Guy ait été trop radin et ne m’ai pas donné les deux ducats nécessaires alors que je l’avais prévenu qu’il y aurait probablement contre corruption, car cela lui aurait ouvert les portes de Venise et donc de la victoire encore plus vite, lui évitant un combat difficile contre un adversaire puissant. Cela sera d’ailleurs sa seule erreur de la partie.

Une fois attaqué par Venise, Florence décide bien évidemment d’en profiter. Mais malgré les calamités qui s’acharnent sur les unités papales (l’une d’elle m’aurait d’ailleurs fait disparaître si au dernier moment l’unité papale n’avait eu l’idée de changer d’air) combiné avec les revenus minables qui affaiblissent comparativement ceux qui en ont le plus besoin, Florence est trop occupée au nord pour réaliser son plan et la guerre ne lui rapporte pas grand-chose de mon côté, alors que les choses bougent ailleurs.

Le napolitain viendra d’ailleurs faire une visite au sud, utilisant une armée ailleurs au moment critique où il aurait pu renverser la balance…
Face aux traîtres vénitiens et florentins j’essaie de tenir le plus longtemps possible et de favoriser la victoire de l’Autriche.

Mission réussie puisque l’Autriche écrase tout au nord, et finit par me fournir son aide contre Florence qui aurait perdu rapidement toutes ses conquêtes à ce stade de la partie largement gagnée par un Autrichien impressionnant.

Impressions sur mes adversaires :

Merci à tous pour cette partie, et pour un arbitrage parfait malgré les accrocs en cours de partie. En tout cas Machiavelli m’a bien plu e j'en refais d’autres du moins si l’arbitre change de dés (voir Machiavelli 6) !

P.S. de l'arbitre : J'ai changé de dé mais rien à faire.

Autriche :

Formidable arbitre, malgré mes questions incessantes et mon désir d’exploiter les règles dans leurs moindres recoins. Alors merci Charles merci pour cet arbitrage, merci pour Objectif, merci pour le hobby.

Impressions sur mes adversaires :

Année 1454
Un début tranquille pour cette première année. J’obtiens l’alliance de mes trois voisins et négocie avec Venise le centre de CRN qui me permet de gagner en revenus pour 1455. La famine à Milan va affaiblir ce pays déjà difficile à défendre de nature. Venise part au Sud, ouf pour moi.
Au centre le Pape se développe bien et semble encercler Florence.
Mon objectif de l’année suivante : Attaquer Milan et rester allié avec la France et Venise.

Année 1455
Tout s’est déroulé comme prévu. A l’ouest les frontières sont négociées avec la France, Milan semble ratatiné, alors j’anticipe sur mes prochaines batailles en trahissant et attaquant Venise le pays le plus puissant de Machiavelli. A ce moment de la partie, je ne donnais pas une grande chance de succès à cette guerre mais j’étais décidé à tenter le tout pour le tout. Sur le reste de la carte, aucun autre pays ne prend vraiment le dessus. Venise attaque le pape et lui porte un coup dont il ne se remettra pas, ce qui me permet de prendre Venise dans le dos. ;-)

Année 1456
Venise contre attaque bien sur. De mon coté je corromps sa flotte d’ADS pour lui prendre la ville de Venise. C’est un symbole, il s’agit de marquer les esprits. Mon alliance avec la France me permet de mettre toutes mes forces contre Venise. La bataille est rude. Mon plan est d’asphyxier Venise financièrement. Ce ne sera pas une mince affaire mais heureusement il a une faiblesse. Sa super unité de Garde située en CAR lui coûte 9 ducats par an pour son entretien. Je préfère une multitude d’unités faibles à une unité forte.
Je joue donc la carte du nombre mais aussi du mouvement. Mon plan sera de le laisser pénétrer dans mes terres et de ne viser que ses villes d’origines.
Au sud Naples laisse toute la Sicile au Turc ! Je crains pour la suite que le turc avec qui j’ai une bonne entente de non agression ne devienne trop puissant. Je décide de convaincre Naples à tout prix de devenir mon allié. Au début, il ne comprend pas pourquoi, mais je finirai par le convaincre.
Au centre, le pape est au plus mal et Florence attaque la France en lui prenant MAR. Cela arrange bien mes affaires pour mes frontières occidentales.

Année 1457
Mon plan se déroule bien, mais c’est long. Jérôme se défend bien malgré ses finances en ruines. Il lui reste encore une garnison à PAD pour le terminer. Je suis obligé de mettre toutes mes forces contre lui. Je garde quand même quelques ducats pour aider Naples à résister contre le Turc. Mes conseillers militaires ne ménagent pas leur peine, pour convaincre le napolitain de faire tel ou tel mouvement pour résister. Dans cette alliance, j’y gagne au centuple. Les flottes napolitaines croisent devant Venise sans crainte et assure même la protection de cette ville. Sans Naples pas de victoire pour moi.
A l’ouest un coup de théâtre catastrophique. La France perd bêtement ses villes d’origines face à Florence. Du coup toutes les provinces françaises bordant ma frontière deviennent neutres. Et ma guerre contre Venise ne me permet pas de construire des unités pour prendre ces villes.
Heureusement pour moi, Florence n’es profite pas ! Je ne sais pas pourquoi mais elle préfère rembourser ses dettes plutôt que de construire des armées pour prendre ces villes ouvertes. A ce moment de la partie je pense que militairement et financièrement, le couple Florence Turc était plus fort que Autriche Naples.
Mon plan pour l’année suivante : Terminer, Venise, prendre un maximum de villes au nord et soutenir à fond Naples et le pape.

Année 1458
Cette année j’applique simplement mon plan. Je fais ce que florence aurait du faire plus tôt et je rafle la mise, j’avance au maximum sans prendre le temps de récupérer AUT ou TRE. Au sud, je stabilise en aidant toujours à fond le napolitain.
J’aide aussi le pape à servir d’aiguille dans le pied de Florence.

Année 1459
Florence et le turc pouvaient encore gagner. Il leur suffisait à chacun de corrompre respectivement une armée papale et une armée napolitaine pour éliminer définitivement leur deux propriétaires. Ensuite, il suffisait qu’ils s’organisent militairement pour me stopper dans un premier temps puis me réduire progressivement. A un contre deux qu’aurais-je pu faire ?
Mais non, le turc est resté paralysé devant mon aide à Naples et florence a préférer corrompre une de mes unités pour faire une contre attaque stérile au nord.
Mes mails vont décourager mes deux adversaires de continuer la partie, ils seront ORN avec un vote implicite pour ma victoire.

Année 1460
Mon plan pour 1460 était avec l’aide de mes deux alliés de tuer Florence en lui prenant ses villes d’origines (PIS était déjà gagné). J’aurais pour cela fait des corruptions quitte à ne pas entretenir mes armées. Puis dans un 2ème temps, on aurait fait la même chose contre le turc car il ne lui restait plus que TUN..